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Les affirmations les plus fausses du web

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Abrasif à poncifs ou les affirmations les plus fausses du web

 

  • "La musique gratuite, c'est bien. Où est le problème ?"

Beaucoup de gens croient encore que télécharger de la musique gratuitement sur Internet ne pose aucun problème. Ils ont tort !

 

Cette musique n'est pas gratuite pour les auteurs, les compositeurs, les interprètes, les producteurs, bref, tous ceux qui investissent du talent, du temps ou de l'argent. Ainsi, vous êtes prêt à acheter un ordinateur, un baladeur mp3, à payer un fournisseur d'accès, mais vous n'auriez pas à payer ceux qui font la musique ? Absurde !

 

Le développement des copies sur CD-R et de la distribution illégale sur Internet conduisent à une remise en cause de la création et à une baisse des ventes de disques. Le monde musical a donc moins d'argent. En France, environ 100.000 personnes travaillent dans cette filière musicale.

Si la musique est gratuite, qui va payer leur salaire ? Comment un auteur pourra-t-il continuer à écrire, un compositeur survivre pour composer ?

Comment un jeune artiste pourra-t-il signer un contrat si les maisons de disques n'ont plus d'argent pour investir ? Comment un musicien pourra-t-il payer ses instruments de musique, un studio rémunérer son ingénieur du son ?

Sans parler des graphistes, photographes, réalisateurs de clip, ou même des journalistes de certains magazines spécialisés qui ont besoin des revenus publicitaires que leur apporte l'industrie musicale. Voir "les métiers de la musique".

Copier sans autorisation, au delà de l'exception pour copie privée, est illégal. A grande échelle, les pirates du disque font partie des mêmes filières que les trafiquants d'armes et de drogue. A un niveau individuel, chez vous, derrière votre PC ou votre graveur, vous n'êtes certes pas un criminel, mais cela n'empêche pas la justice de commencer à prendre ce problème très au sérieux.

 

  • "Les artistes sont riches. Télécharger quelques titres gratuitement ne va pas les mettre sur la paille."

 

L'écrasante majorité des artistes n'est PAS riche. De plus, ceux qui perdent le plus sur la copie pirate sont précisément les jeunes créateurs, car ils ne trouveront personne pour investir sur leur talent.

Ce qui signifie que finalement, ce sont les fans de musique qui se font "gruger". Il y aura moins de place pour moins d'artistes car les labels auront moins de moyens pour prendre le risque d'en développer, surtout dans des genres plus expérimentaux ou novateurs. Les consommateurs de musique gratuite profitent de la situation à court terme, mais au détriment, à long terme, des créateurs et des artistes qu'ils admirent le plus et des talents en devenir.

Ceux qui accusent l'industrie du disque de ne rien produire de nouveau devraient s'interroger sur les conséquences de cette pratique sur les nouveaux talents. Pensez à tous ces artistes ou groupes, interprètes ou auteurs-compositeurs, et ils sont nombreux, de Mylène Farmer à Zebda. qui n'ont pas connu le succès avec leur premier, ni même avec leur second album. Ils ont besoin de temps pour s'épanouir et si leurs premières ventes sont court-circuitées sur Internet, ils peuvent ne jamais avoir la chance de devenir les prochains Mylène Farmer ou Zebda.

 

  • "J'ai entendu des artistes dire que le fait que leur musique soit disponible gratuitement sur Internet est pour eux le meilleur moyen de la faire connaître, et donc de stimuler les ventes."

C'est très bien d'utiliser les téléchargements gratuits pour la promotion, quand on le fait avec sa propre musique. Beaucoup d'artistes utilisent le Net pour se faire connaître... jusqu'au moment où ils vendent leur musique, car sinon, comment rémunérer l'auteur, le compositeur et l'éditeur et par là-même comment évaluer la répercussion positive pour les producteurs. Quelle garantie ont les artistes de ne pas subir de pression exercée par les gros diffuseurs ? Mettre sa musique à la disposition de tous sur Internet est une chose qui passionne beaucoup d'artistes. La Toile peut être un outil fabuleux pour les nouveaux talents qui souhaitent faire connaître leur travail mais non sans contrepartie financière.

D'ailleurs il est faux de dire que l'accès "gratuit" à la musique dope toujours les ventes d'un titre ou d'un album. Toutes les études montrent que le fait de télécharger et de graver les titres se substitue aux ventes. Dans le monde, un tiers des gens qui utilisent le peer-to-peer (p2p) dépense moins d'argent en achat de musique depuis qu'il a commencé à en acquérir gratuitement.

La plupart des créateurs sont contents de voir le public télécharger leur musique - quand cela est fait légalement et avec leur consentement. Quant à ceux qui souhaitent que leur musique soit distribuée gratuitement, ils ont la liberté de choisir qui doit défendre leurs droits.

 

  • "Il n'y a qu'une réponse à la piraterie : la musique moins cher."

Dans un monde idéal, tout serait gratuit. Les auteurs n'auraient pas besoin d'argent pour vivre, ni les musiciens pour acheter des instruments. Les maisons de disques n'auraient pas à investir dans les enregistrements ou les salaires. Mieux encore, il n'y aurait pas d'impôts ni de TVA. Ouvrez les yeux ! Nous vivons dans un monde bien réel.

Un monde où auteurs et compositeurs écrivent des chansons, et doivent être rémunérés pour leurs créations. Les sociétés qui investissent dans la musique et la produisent ne sont pas en mesure de concurrencer celles qui s'approprient et distribuent gratuitement la musique.

Que nous le voulions ou non, toutes les entreprises ont des charges et le secteur de la musique n'y fait pas exception. Des sommes importantes sont investies pour faire émerger et accompagner de nouveaux talents, de leur découverte à l'enregistrement, la production, la promotion, la commercialisation et la distribution.

Il existe une autre idée reçue qui consiste à penser que les dirigeants de labels empochent un profit énorme sur tout ce qu'ils vendent. Le profit dans ce secteur est rare : sur 10 albums sur lesquels la maison de disques investit du temps et de l'argent, un seulement parvient à dégager un retour sur investissement initial.

Sans oublier que les maisons de disques réinvestissent jusqu'à 25 % de leur chiffre d'affaires dans les nouveaux talents.

 

  • "De toutes façons, les téléchargements de titres ne rapportent rien aux artistes."

Vous avez raison, si vous parlez de l'exploitation non autorisée ! C'est le problème vital posé par les sites pirates : les auteurs et toutes les personnes impliquées dans la chaîne de la création ne sont pas payées.

Par contre, si vous pensez aux services musicaux légaux, c'est tout simplement faux. Les maisons de disques reversent des droits sur les ventes ou les téléchargement en ligne de la même façon que pour les ventes de CD et, globalement, les pourcentages reversés aux artistes, aux auteurs et aux compositeurs sont les mêmes. Ceci vaut également pour les services de musique mobile ou de vente de sonneries téléphoniques.

 

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